L'assouplissement de la planification a été prévu par l'ordonnance portant simplification de l'organisation administrative et du fonctionnement du système de santé du 4 septembre 2003. Elle vise à redonner une cohérence globale à la régulation régionale. Basée sur les besoins et l'activité réels, concertée et contractualisée avec les établissements. Cette régulation s'effectuera à un niveau géographique fin, ce qui constitue une vraie nécessité.
La carte sanitaire a été supprimée. Le schéma d'organisation des soins devient l'outil unique de planification, par ailleurs recentré sur la prise en compte des besoins de santé, appréhendés à partir des caractéristiques épidémiologiques propres à chaque région.
La dimension territoriale du SROS est également plus affirmée. Le secteur sanitaire est remplacé par le "territoire de santé", défini par l'Agence régionale de santé en tenant compte de la spécificité des activités de soins, afin de favoriser une approche infra-départementale, interdépartementale, interrégionale, voire transfrontalière et une plus grande souplesse dans la définition des territoires de planification.
L'intégration de la psychiatrie dans l'offre de soins générale a été prévue dans l'ordonnance de simplification.
Une annexe au SROS précise sur la base d'une analyse critique de l'adéquation de l'offre de soins aux besoins de santé, les objectifs quantifiés des différentes activités sur chaque territoire et les transformations, regroupements et coopérations nécessaires à la réalisation du SROS.
Le projet médical de territoire constitue un document d'orientation évolutif, non opposable juridiquement, élaboré par les conférences sanitaires. Il contribue, tout d'abord, à l'élaboration du SROS et fait vivre, ensuite, ce dernier pour en traduire les orientations stratégiques sur un plan opérationnel.